FAIRMED - Projet du mois de novembre

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Le champ d'un groupe d'entraide et coopérative de production agricole en Éthiopie.



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Projet du mois de novembre : Sous-tendre une existence autonome en Éthiopie

Autonome grâce au microcrédit

Pour rencontrer le succès en travaillant avec des microcrédits, il faut une bonne dose de travail préalable, telle que celle fournie par le groupe d’entraide des femmes de Gende Kore (Ethiopie). FAIRMED apporte son concours pour que d'autres réussissent aussi.

Remise sur pied autonome
Comme Fatumah par exemple, à Gende Kore : cette femme de 50 ans a contracté la lèpre, quand il n'existait pas encore de médicament efficace. Handicapée aujourd'hui au niveau des mains et des pieds, elle ne s'en engage pas moins activement dans le groupe d’entraide des femmes de son village. Par son travail opiniâtre, ce groupe s'est développé en coopérative de production agricole qui, grâce à l'irrigation, cultive et vend des tomates, des pommes de terre, des oignons, des papayes et des bananes, ou encore du berberé, ce puissant piment essentiel à la cuisine éthiopienne.

Apprendre à gérer l'argent
Pour avancer aussi loin, les groupes d’entraide requièrent un soutien poussé. Bon nombre d'entre eux n'ont qu'une organisation très relâchée, sans réelle direction à leur tête, leurs membres étant pour la plupart analphabètes et ne connaissant pas leurs droits. Étant dociles et accoutumés à la soumission, un concept tel que l’entraide leur est inhabituel et étranger. Mais le programme de microcrédit ne peut devenir efficace que si ces populations apprennent à économiser, apprennent à gérer l'argent de manière ciblée et correcte, et apprennent combien il est important de rembourser les crédits.

Un fonds qui se renouvelle
L'idée sous-jacente est que ces microcrédits peuvent être accordés aux membres du groupe et peuvent être investis, par exemple pour l'acquisition d'une chèvre, l'édification d'un élevage de poulets ou l'établissement d'une coopérative agricole. Dès qu'un crédit est remboursé, l'argent se retrouve à disposition pour un nouveau crédit. FAIRMED soutient les groupes pour la constitution du savoir-faire, et met à disposition un capital de départ pour le fonds. Les groupes sont ensuite à même, en toute autonomie, d'octroyer des crédits et de s'assurer que tous les membres et leurs familles peuvent se bâtir une existence indépendante. Ainsi un projet nécessitant quelques investissements pour commencer, acquiert-il son autonomie à moyen terme.

Retransmettre les succès
Une telle démarche a été couronnée de succès à Gende Kore. Et depuis, le groupe d'entraide femmes accorde lui-même des microcrédits à ses voisins, afin qu'eux aussi puissent s'ériger une assise de vie propre. A Gende Kore, chaque membre du groupe d’entraide participe selon ses possibilités physiques au travail commun. Ainsi l'ancienne mendiante Fatumah est-elle maintenant capable, malgré ses infirmités consécutives à la lèpre, de tisser des paniers plus rapidement que bien des personnes non-handicapées. C'est là sa contribution au bien commun. Encore timide et ne parlant pas volontiers aux étrangers, elle rit quand même beaucoup et montre une visible fierté de son travail.

En 2010, FAIRMED a financé la formation de cinq groupes d’entraide : l'un dans un quartier périphérique de la capitale Addis-Abeba, deux dans la région de Harar (où se situe également Gende Kore) et deux dans la région d'Arsi.

L'histoire a été incluse dans l'édition de novembre du magazine (pdf/3.9MB)

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Faites don d'un microcrédit aux personnes touchées de la lèpre par le passé et contribuez ainsi à ce qu’ils peuvent constituer leur propre existence.

Microcrédit Avec 30 francs, vous financez un microcrédit pour un ancien patient de la lèpre.

Prise en charge La prise en charge d’un groupe d’entraide coûte 75 francs par personne.

Groupe d’entraide Former un groupe d’entraide entier et lui fournir le matériel et le capital de départ nécessaires coûte 3700 francs.

 


Vous pouvez aussi nous aider avec
- un parrainage
- un legs

- de la monnaie étrangère
- un bénévolat
- un "ordre de don automatique" (pdf)

 



L'Éthiopie

38% de la population éthiopienne vivent sous le seuil de pauvreté, son taux d'alphabétisation n'étant que de 43% et la mortalité infantile atteignant 80‰. Des chiffres qui peuvent sembler dramatiques. Mais si l'on considère qu'en l'espace des douze dernières années, le taux de scolarisation est passé de 22% à 72%, la mortalité maternelle a été divisée par deux et le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté a été réduit d'un tiers, on mesure l'ampleur des succès obtenus en Ethiopie. Mais ils sont cependant loin d'être suffisants.

 

 


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