
Notre contribution en faveur d’une meilleure santé pour les plus démunis requiert un engagement de diverse nature. Nous disposons d’une vaste palette de solutions.
Lorsque des personnes démunies sont déjà malades ou même handicapées, nous faisons en sorte qu'ils bénéficient d'un traitement pour guérir ou éviter des handicaps. Au besoin, nous les soutenons par une rééducation physique ou, en cas de séquelles durables, par des mesures d'intégration au sein de la famille et de l’environnement social.
Parfois, des communautés entières sont menacées par la maladie ; parfois encore, la maladie et la mort sont l'expression des conditions de vie particulièrement misérables de certains groupes de population. Dans ces cas, parallèlement aux soins médicaux directs, nous combattons aussi les origines de ces maux, avec l’aide des personnes concernées.
Le but de nos interventions médicales vise toujours un rétablissement complet des malades, aussi bien sur le plan physique que psychique. C'est à ce dessein que nous consacrons une grande partie de nos ressources. Lorsque des séquelles définitives sont la conséquence d’une grave maladie, nous nous chargeons de la rééducation physique et de la réinsertion sociale des patients. Quand des victimes de la lèpre ou de l’ulcère de Buruli sont en détresse et que personne ne s'en occupe, nous les aidons à retrouver une vie digne d'un être humain. Partout où nous le pouvons, nous privilégions l'aide à l'auto-assistance. De nombreuses personnes, en particulier les plus âgées et les plus délaissées, souffrent toutefois de graves handicaps dus à la lèpre; pour elles, nous remplaçons le soutien familial manquant par le financement d’une solution d’hébergement adéquat à vie.
Nous luttons pour que les enfants atteints de lèpre ou de l’ulcère de Buruli ne soit pas exclus de la société. Nous encourageons leur scolarisation dans les écoles du village. Lorsque celle-ci n'est plus possible, en raison par exemple d'une longue hospitalisation, nous mettons sur pied un enseignement spécial pour l'enfant concerné.
Notre aide vise les racines des maux. Nous renforçons la capacité des familles à préserver et améliorer leur état de santé. La santé communautaire (Community based health care) commence par la reconnaissance des problèmes sanitaires majeurs et par la recherche de solutions. En premier lieu, nous développons des comités, créons des groupements d'entraide, formons des bénévoles et leur fournissons le matériel nécessaire à leur travail avec les personnes concernées. Mais sans un accompagnement et un soutien compétents, de telles structures de base ne peuvent pas subsister ; c'est pourquoi nous travaillons avec des organisations locales dont les membres proviennent du même environnement socioculturel. Renforcer la compétence de ces organisations est l’une des clés pour obtenir une amélioration durable en collaboration avec les personnes concernées.
Les bénévoles communautaires peuvent par exemple imposer la vaccination pour tous les enfants et distribuer les médicaments pour les cas de maladies bénignes. Mais ils ne peuvent pas faire de miracles. Une personne gravement malade requiert une prise en charge professionnelle. C’est pourquoi nous soutenons les services de la santé primaire de l’État au niveau communautaire (Primary Health Care). Nous aidons les centres de soins et les hôpitaux de district, afin qu’ils puissent financer et rendre accessibles à tous, les prestations de base.
Nous sommes attentifs à ce que les malades reçoivent tous les mêmes soins, indépendamment de leur appartenance ethnique ou religieuse, et que les besoins des femmes et des filles en particulier, soient également pris en compte. En vue de renforcer à cet effet le système de santé, nous collaborons avec des structures étatiques et, le cas échéant, avec des organisations privées ou confessionnelles. Nous améliorons et complétons l’infrastructure, formons le personnel, contrôlons la qualité des soins et mettons en place un suivi régulier. Tout ce travail est effectué par nos experts locaux et nos équipes de projet sur place.
Partout où une meilleure prise en charge des patients atteints de lèpre ou de l’ulcère de Buruli est nécessaire et judicieuse, nous nous engageons en soutenant des programmes nationaux de la santé. Par contre, nous ne finançons pas les mesures pour lesquelles le système de santé gouvernemental possède les moyens financiers et les compétences nécessaires. Notre objectif est de développer et de maintenir un système de santé adéquat. Nous ne finançons pas de missions essentielles qui sont du ressort de l’État.
Souvent, nous organisons des formations ciblées sur la lèpre, l’ulcère de Buruli ou d’autres maladies liées à la pauvreté. Par ailleurs, nous menons toujours de nouveaux projets types qui montrent comment repérer mieux et plus précocement les malades et les prendre en charge de manière adéquate. Dans certains cas particuliers, nous soutenons aussi des recherches sur le terrain, afin d’obtenir un état des lieux fiable sur la prévalence effective des maladies, la qualité des soins dispensés et la situation des personnes touchées.
Le financement de systèmes de santé nationaux extensifs ou de programmes complets de lutte contre des épidémies sont couverts par des bailleurs de fonds internationaux puissants et des initiatives telles que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Global Fund) ou d’autres organisations majeures telles que la Fondation Bill et Melinda Gates, le Stop TB Partnership, ou l’initiative Roll Back Malaria.
Partout où nous le pouvons, nous mettons à disposition nos connaissances et notre expérience, afin de mettre sur pied avec ces partenaires des projets utiles visant à améliorer la prise en charge médicale de base.