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A la page d'anniversaire 50 ans : un début!

Des maladies négligées

Les maladies négligées passent quasiment inaperçues du grand public. La recherche les concernant est infime ou même inexistante. Elles sévissent presque exclusivement parmi les couches de la population les plus défavorisées des pays tropicaux, qui n’ont guère d'argent et dont la santé ne représente donc pas une source de revenus pour les grands groupes pharmaceutiques. On les regroupe sous l'appellation de maladies tropicales négligées.

La lèpre et l’ulcère de Buruli, que nous combattons déjà, en font partie. Il existe cependant une multitude d'autres maladies tropicales qui évoluent en des pathologies chroniques et font sombrer les personnes dans la pauvreté. Ces maladies sévissent particulièrement parmi les quelque 1,3 milliards d'individus totalement démunis qui doivent survivre avec moins d’un dollar par jour.

Des personnes négligées

Dans le cadre de nos projets en Afrique et en Asie, nous sommes souvent confrontés à ces maladies. Elles touchent en premier lieu les enfants. Presque tous souffrent d’infections chroniques dues à des vers; l’anémie qu’elles occasionnent provoque une fatigue constante, un ralentissement de la croissance, et en fait une proie facile pour des maladies mortelles telles que le paludisme ou les pneumonies. Leurs yeux sont infestés de mouches et très souvent irrités. Sans traitement adéquat, la maladie qui s’ensuit – le trachome – rend les sujets aveugles.

En se baignant dans les lacs et les mares et en pratiquant l'agriculture sur des rivages marécageux, les pauvres sont contaminés par des bilharzioses. Ce parasite endommage la vessie et les intestins, ce qui a pour effet une urine sanguinolente ou des diarrhées chroniques. Les moustiques sont responsables de la filariose lymphatique qui entraîne le gonflement des extrémités, transformant les jambes en «pieds d’éléphants» inutilisables (éléphantiase). Quant à la cécité des rivières, elle est transmise par une mouche dont les piqûres, avant de rendre les individus aveugles, les rendent presque fous tant les démangeaisons qu’elles provoquent sont terribles.

En vue d’améliorer la santé de ces populations et de les préserver de la mort et des handicaps, nous luttons contre ces maladies négligées.

Les maladies négligées tuent rarement, mais elles font sombrer dans la pauvreté

Le terrible paludisme est responsable de 1,3 millions de décès chaque année. Elle réduit à néant 47 millions d'années de vie productives, que l’on mesure au moyen de DALYs (années de vie ajustées pour incapacité - disability-adjusted life years). Les maladies tropicales négligées entraînent «seulement» un demi-million de morts, mais elles détruisent 60 millions d’années de vie productives.

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Au lieu du „Big 3“, le „Gang of 4“ ?

Nous nous engageons à mieux combattre ces maladies dues à la pauvreté. Pour toutes ou presque, il existe des médicaments bon marché et des mesures préventives simples, mais les moyens financiers font défaut pour atteindre les personnes concernées. Il nous semble important que les sommes recueillies par les organisations humanitaires médicales dans le monde ne soient pas exclusivement engagées dans le combat contre les «Big 3» que sont le paludisme, la tuberculose et le HIV, mais qu'elles servent également à lutter contre les maladies négligées. C’est dans ce but que nous soutenons les efforts internationaux visant à mettre en place un fonds de lutte contre les maladies tropicales négligées, tel que défini au sommet du G8 au Japon en 2008.

Nous nous engageons à lutter contre ces maladies, partout où nous y serons confrontés dans le cadre de nos projets et où les personnes concernées sont livrées à leur triste sort.