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A la page d'anniversaire 50 ans : un début!

Une maladie ancienne mais loin d’être vaincue

1897
Sir Albert Cook, un médecin anglais en Ouganda, décrit une sorte d’ulcère qui correspond à la description clinique actuelle de l'ulcère de Buruli. Sa découverte ne sera pas publiée et ne sera pas remarquée par le monde scientifique médical.

1948
Le professeur Peter Mac Callum et ses collaborateurs décrivent une maladie affectant six patients en Australie. Une description clinique précise est élaborée et fait l’objet d’une publication. L’agent pathogène est nommé "Mycobacterium Ulcerans"

1960 - 1970
Un grand nombre de cas sont signalés en Ouganda ainsi qu'en République Démocratique du Congo et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Comme la majorité des malades proviennent  d'une région ougandaise appelée Buruli,  cette affection portera désormais le nom de "ulcère de Buruli".

1980
L’ulcère de Buruli devient un problème de plus en plus grave surtout en Afrique de l'Ouest.

1997
En décembre 1997, le Secrétaire général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Hiroshi Nakajima, visite la Côte-d’Ivoire. Il y explique que l’OMS a l’intention de prendre la direction du combat contre l’ulcère e Buruli. La maladie est devenue un sérieux problème de santé publique dans les pays concernés.

1998
L’OMS lance l’ “Initiative mondiale contre l’ulcère de Buruli" (Global Buruli Ulcer Initiative – GBUI) et organise la première conférence internationale à Yamoussoukro en Côte-d’Ivoire. A l'issue de cette Conférence sera publiée la «Déclaration de Yamoussoukro sur l’ulcère de Buruli» qui a pour but d'attirer l'attention du monde sur le danger que représente la maladie et sur la souffrance des personnes qui en sont victimes.

2001
Nous devenons membre de l’"Initiative mondiale contre l’ulcère de Buruli" et entamons des travaux préparatifs pour notre action contre cette maladie au Cameroun. Une enquête dans la région de Ayos et Akonolinga au Cameroun révèle la présence de plus de 400 personnes affectées par le Buruli.

2002
Début de nos activités contre l’ulcère de Buruli au Cameroun. Un centre opératoire et de traitement vient agrandir l’hôpital d’Ayos.

2004
Au Cameroun, une enquête nationale est menée avec notre soutien afin de déterminer le nombre de malades dans l'ensemble du pays. Plusieurs centaines de nouveaux cas sont détectés dans des régions où ce type d’action n’avait encore jamais été mené. L‘incidence de l’ulcère de Buruli se monte à environ 4'000 cas par an. A la suite de cette enquête, le Cameroun décrète que le Buruli constitue un problème de santé publique national. Un programme de contrôle de la maladie est mis sur pied avec nous, comme partenaire principal.

Mai 2004
La 57ème Assemblée mondiale de la santé accepte une résolution sur l’ulcère de Buruli. Cette affection est considérée comme un danger pour la santé publique à l’échelle mondiale.

Mars 2005
L’"Initiative mondiale contre l’ulcère de Buruli" adopte une nouvelle stratégie unifiée pour combattre la maladie.

Mars 2009
Avec la Déclaration de Cotonou, l’OMS renouvelle son appel à l’intensification de la lutte contre la maladie. Un grand nombre des chefs d’Etat et des gouvernements des pays touchés adoptent la déclaration et promettent de la soutenir.


Pour plus d’informations sur nos activités de lutte contre le Buruli sur le terrain, cliquez sur les liens ci-dessous:

Projets en Afrique

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Initiative Stop Buruli

Depuis 2008, la Fondation Optimus de l’UBS soutient la recherche dans la lutte contre l’ulcère de Buruli. Sept institutions de recherche répartis dans le monde entier s’attachent à mieux comprendre comment la maladie se répand, comment elle peut être traitée et comment atténuer les stigmates sociaux. FAIRMED est partenaire de cette recherche via son bureau au Cameroun. Sous mandat de la Fondation Optimus de l’UBS, notre bureau à Berne est responsable de la répartition des fonds de recherche et du contrôle de leur utilisation.

Initiative mondiale contre l’ulcère de Buruli

Une mobilisation générale

C'est avec la déclaration de Yamassoukro en Côte d'Ivoire que l'OMS lance en 1998 l' "Initiative mondiale contre l'ulcère de Buruli" (Global Buruli Ulcer Initiative – GBUI).

Par cette déclaration, les pays touchés par l'ulcère de Buruli s'engagent à améliorer les prestations aux victimes de cette maladie. Ils demandent également à la communauté internationale de les aider dans cette tâche.

Conférence annuelle sur l’ulcère de Buruli

Le GBUI se réunit chaque année en mars à Genève auprès de l’OMS afin de discuter de l’avancement de la lutte contre le Buruli et de décider des étapes suivantes. Nous sommes actives au sein de la GBUI depuis 2001.

Nouvelles stratégies contre l'ulcère de Buruli

En mars 2005, la GBUI a convenu d’une nouvelle stratégie de lutte contre le Buruli.

Elle a fixé les priorités suivantes:

- amélioration du dépistage de la maladie au sein des communautés
- éducation sanitaire de la population sur l'ulcère de Buruli
- formation du personnel médical de base et de volontaires (par ex. les enseignants) au dépistage du Buruli
- prise en charge uniformisée de la maladie ("case management")
- fiabilité du diagnostic par l'introduction des examens de laboratoire
- renforcement des services de santé pour la prise en charge des personnes atteintes de l'ulcère de Buruli
- suivi et évaluation ("monitoring and evaluation")
- lutte en partenariat avec d'autres organismes et mobilisation sociale contre le Buruli en faveur des personnes affectées.