FAIRMED sur place: Tu travailles depuis août 2013 pour FAIRMED, ce qui fait de toi la «plus ancienne» du bureau de Berne. Quelle est la raison de ta fidélité?
J’ai beaucoup voyagé à travers le monde quand j’étais jeune, notamment en Asie et en Amérique latine, et je cherchais donc un emploi qui me permette de mettre à profit ces expériences. Et je n’ai pas été déçue. Je fais partie d’une équipe internationale et contribue par mon travail à améliorer la santé des personnes défavorisées. De plus, je suis impressionnée par les progrès réalisés par nos apprentis de commerce au cours des trois années qu’ils passent généralement chez nous.
Nos apprentis de commerce sont de vrais petits génies, même s’ils doivent parfois surmonter d’importants obstacles. Voilà sept ans que tu les accompagnes en tant que responsable de la formation. Et tous s’accordent à dire que l’estime et la confiance que tu leur accordes constituent un fondement essentiel de leur réussite.
Je pense qu’ils doivent leur succès avant tout à euxmêmes, à leur travail acharné et à leur persévérance. Mais c’est sûr que je suis ravie de pouvoir contribuer à leur développement. A l’heure actuelle, nous gérons l’intégration des changements liés à la réforme de l’apprentissage de commerce. Désormais, les apprentis doivent notamment rédiger plus de travaux sur l’entreprise, et nous devons leur faire un retour sur chacun d’eux. Cela représente davantage de travail pour les deux parties, tant pour nous que pour les apprentis, mais j’y consens volontiers car les apprentis d’aujourd’hui sont notre avenir.
Au-delà de ton poste de formatrice chez FAIRMED, tu travailles également au sein du service de gestion des dons au siège, à Berne. Tu es donc en contact régulier avec nos donateurs et donatrices.
Oui, j’aime ce contact avec nos soutiens. Il insuffle beaucoup de variété dans mon travail. Je ne sais jamais àl’avance comment va se dérouler ma journée. Par le passé, les donateurs et donatrices nous téléphonaient beaucoup. Aujourd’hui, on reçoit très peu d’appels, la plupart des gens nous contactent par e-mail. Cela signifie que tous les jours, je réponds à leurs messages. Alors il m’arrive de m’attacher à certains donateurs et donatrices, comme cette femme qui, depuis de nombreuses années, nous donne deux francs chaque mois et écrit: «Petit don – grands bienfaits! ». Et au fil des décennies, la somme accumulée est considérable.
Quels sont tes souhaits pour l’avenir au sein de FAIRMED?
J’espère que nous pourrons répondre de manière encore plus individuelle et personnalisée aux besoins de nos donateurs et donatrices. On est déjà sur la bonne voie!
Tu as un fils, tu voyages à travers le monde pour assister à des événements sportifs, tu tiens un blog littéraire et tu es également médium diplômée, ce qui signifie que tu travailles comme interprète pour transmettre les messages des défunts, conformément aux règles de l’art du spiritisme anglais. Comment concilies-tu cette activité avec tes autres responsabilités?
J’ai suivi une formation de trois ans pour devenir conseillère médium diplômée et me suis beaucoup entraînée, ce qui m’a aidée à établir des limites claires. Ainsi, je peux me concentrer et travailler sereinement, même en périodes de stress au sein du bureau FAIRMED.
