«Quand j’étais jeune, je rêvais de me marier, d’avoir des enfants, de fonder ma propre famille. Puis, des taches blanches sont apparues sur mes bras, où je ne sentais plus rien. J’ai commencé à m’affaiblir de plus en plus, à développer des ulcères et des déformations. Au village, les gens ont commencé à avoir peur de moi, ils murmuraient que j’étais maudite, que j’étais une sorcière. Non seulement les voisins ont pris leurs distances, mais aussi les hommes qui m’avaient courtisée, et même ma famille, à l’exception de mon frère. Il m’a construit une cabane à la lisière du village et m’apportait à manger tous les jours. Sans lui, je n’aurais pas survécu.
J’ai vécu trente ans seule et isolée dans cette cabane. Jusqu’à il y a un an, quand deux collaborateurs FAIRMED, Mewouo Laditatou et Mouliom Arouna, m’ont trouvée et amenée au dispensaire, où on m’a dépisté la lèpre. Et maintenant, il ne me reste plus que quelques comprimés à prendre avant d’avoir terminé mon traitement. Je suis tellement heureuse d’être guérie et de ne plus être contagieuse. Enfin, les gens n’ont plus peur de moi!»
La lèpre est une maladie tropicale négligée…
… curable mais qui, sans intervention, expose à vie les personnes touchées à la stigmatisation.
… dont on peut guérir avec un traitement qui coûte moins cher que le souper d’une famille en Suisse.
… qui, grâce à votre don, peut être dépistée par les auxiliaires de santé FAIRMED dans les villages les plus reculés. Les personnes atteintes de la lèpre reçoivent alors le soutien nécessaire pour le diagnostic, le traitement et la réintégration au sein de leurs communautés.
